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Les articles : Ethologue - Ethologie - Loup
Empreinte, Attachement ou Hyperattachement? 03/10/2010 [Lu 956 fois]
Empreinte, attachement ou hyperattachement ?
Joseph ORTEGA

« Déduire, expliquer, conclure trop vite, voilà une attitude dont se méfie l’éthologue. L’éthologue doit posséder une qualité fondamentale : la paresse. Il va vivre un événement, une situation, s’en laisser lentement imprégner, par tous les pores de la communication, jusqu’à ce qu’une forme apparaisse »  Boris Cyrulnik

Elien II-IIIe siècle

« On raconte qu’un chien tomba amoureux de Glauce le harpiste … Et à Soli, en Cilicie, un chien aima un garçon du nom de Xénophon ; à Sparte, un autre garçon, dans les premiers jours de sa vie, rendit par sa beauté un choucas malade d’amour »


Sir Thomas More (1478- 1535)

« Ils gardent un très grand nombre d’œufs au chaud à la chaleur d’un poêle, si bien qu’ils finissent par éclore. A peine sortis des œufs, les poussins suivent les hommes et les prennent pour leur mère »


On différencie les espèces « nidicoles » : qui restent au nid et sont incapables de bouger (aveugles et incapables de fuir), comme l’humain ou le chien ; des espèces « nidifuges » qui suivent la mère immédiatement et voient), comme le poussin ou le poulain. Pourtant dans les deux cas l’imprégnation existe car ils sont dépendants des parents pour survivre.


Un agneau suit la personne qui l’a élevé au biberon, même si on le met dans le troupeau, y compris lorsqu’il sera adulte.


On augmente les réactions d’approche en récompensant

Période d’attraction de ce qui bouge, il n’y a pas de peur

Poussins en groupe : ne suivent plus après 3 jours

Elevé en isolement : réactions d’évitement plus lentes


Les périodes d’imprégnation sont limitées dans le temps

 

Chèvre environ une heure, 5 mn suffisent pour accepter le petit, sinon rejet

Cheval               une heure

Canard  entre 13ème et 16ème heure après éclosion

Brebis dans les 4 heures qui suivent la naissance

Chiot de 2 semaines à 3 mois



Les vocalisations des nouveau-nés et leur odeur déclenchent et entretiennent le comportement parental. L’odeur de la mère a un effet calmant et attractif qui les empêche de s’écarter du nid. Le contact est très important chez les animaux sociaux, comme l’a démontré Harlow : si on donne le choix à un bébé macaque entre deux mères artificielles, l’une avec un biberon mais fabriquée en fil de fer, l’autre sans biberon mais avec une fourrure chaude et douce. Il va se nourrir très vite et passer son temps sur la fourrure.


Chez le chiot cette période va 2 à 12 semaines, au-delà de 14 semaines le comportement social ultérieur sera anormal. Il doit apprendre à reconnaître  son espèce, le partenaire social,

Il y a également empreinte sexuelle pour pouvoir reproduire plus tard.


L’attachement est un apprentissage naturel et obligatoire. C’est un instinct utile pour la survie car il sert à protéger les jeunes contre les prédateurs tout en procurant des émotions, du bien-être. Il est réciproque, entre la mère et le jeune, entre le jeune et la mère. Il devra être suivi du détachement.

L’attachement primaire a lieu envers l’être privilégié (mère ou objet de substitution) qui rassure et apaise. La communication sociale passe par le système sensoriel : odorat, toucher, puis vue, ouïe. Il est utile pour explorer l’environnement ou pour échanger des informations avec des congénères (une mère dominante forme des chiots dominants, car les chiots observent les autres se soumettrent), en calquant ses comportements sur la mère. On peut ajouter que l’influence du milieu de vie est utile pour le préparer à une existence dans le monde des humains, pour réaliser une bonne homéostasie sensorielle (équilibre entre l’individu et son environnement), il doit avoir dans cette période des stimulations suffisantes (odeurs, contacts, mouvements…).


L’imprégnation peut se faire sur d’autres espèces (chiot allaité par un chat, nourri au biberon par l’homme)  s’il a été élevé en isolement des congénères, ou même sur un objet s’il a été élevé en isolement des congénères et des humains. C’est sans doute un des bases de la domestication du loup par les hommes.

La période d’attraction vers tout objet nouveau (s’il bouge, c’est mieux), débute entre 2 et 3 semaines, c’est donc le moment d’intégrer les contacts avec les autres espèces qu’il va côtoyer plus tard afin qu’il enregistre leurs caractéristiques ; hommes, femmes, enfants, chats pour celui qui vivra en ville (pour le chien de la campagne en ajoute les poules, chevaux, brebis, etc.). Plus tard il pourra généraliser cet apprentissage et considérer que tout ce qui ressemble à ce qu’il a connu, ne doit pas être craint ou chasser. J’ai pu néanmoins remarquer que chez les loups imprégnés à l’homme dès 2 semaines, ces rapports sociaux amicaux ne concernent que les personnes qui les ont élevés avec qui plus tard ils se comportent comme des chiens, toute autre individu les incite à se tenir à la distance de fuite.
A partir de 8 semaines, c’est une phase de répulsion pour l’inconnu, la peur apparaît.

L’attachement secondaire aura lieu au moment du détachement de l’être d’attachement, il peut s’agir d’autres individus ou d’un lieu ou d’objets


Pourquoi la mère refuse-t-elle l’approche du père au début, ceci car il ne reconnaît pas ses petits.

La tétée ne sert pas qu’à apporter des immunoglobulines nécessaires au système immunitaire du chiot et de quoi se nourrir, elle est importante pour son bien être psychologique. Il peut flairer les phéromones (odeur de l’espèce qui provoque des réactions) produites dans la région mammaire, leur rôle est d’apaiser l’individu et de lui permettre de s’insérer dans le milieu sans heurt.


Le détachement doit commencer vers 4 mois :


Avec la mère

Elle devient moins tolérante vers 4 à 7 semaines. Les dents qui poussent rendent la tétée douloureuse, elle commence à nourrir ses petits debout, elle dort à l’écart, au début elle les laisse accéder à sa gamelle lorsqu’elle mange puis elle va les repousser. Parvenus à l’age de 4 à 6 mois, ils apprennent à attendre, à se soumettre et à être sous contrôle.

Chez les loups la progression reste la même, d’abord les tétées, ensuite régurgitation de nourriture prédigérée (l’équivalent de la bouillie liquide, puis semi liquide que donne l’éleveur lors du sevrage), puis morceaux de viandes mâchouillés, morceaux entiers, petites proies blessées pour apprendre l’orientation de la morsure (campagnol, lapin), enfin les louveteaux accompagnent les adultes à des chasses à proximité. Lorsqu’ils ont environ 6 mois ils vont apprendre brutalement quelle est leur place dans la meute : la proie est abattue, le dominant mange le premier, le louveteau qui a été gâté par tout le groupe jusque là, arrive pour se servir, immédiatement il est pris en gueule et écrasé au sol avec un grognement significatif. A partir de ce jour il devra observer le rang hiérarchique et le respecter, c’est le détachement.

Une mère trop permissive donnera des chiots à problème, il est intéressant de les mettre avec des chiens adultes pour qu’ils apprennent les comportements d’apaisement. Plus il s’agit d’espèces prédatrices puissantes, plus les comportements d’apaisement sont développés. Un comportement qui est issu du comportement sexuel et bien sur du comportement infantile.


Avec les maîtres

On l’écarte du maître lors des repas, il mange après les maîtres, il attend qu’on lui donne sa gamelle, il peut l’interrompre pendant le repas. On le repousse s’il est trop « collant », on interdit certaines pièces ou lieu (lit, fauteuil), on favorise les jeux et contacts sociaux avec des chiots et des chiens adultes, lors des jeux c’est le maître qui les débute et les fait cesser. Attention, il ne doit pas s’attacher à une seule personne mais au groupe familial, ensuite le détachement ce fera de la même manière.


La persistance de l’attachement primaire ou hyperattachement

Lorsque le chiot quitte l’élevage autour de 2 mois, il perd tous ses repères (le lieu d’élevage, la mère, les autres chiens et fratrie), il est normal qu’il soit en état de détresse comme s’il était en « manque ». Les premières nuits il va gémir et rechercher ce qui lui manque. La première erreur de la part des maîtres c’est de céder. S’il couve son chiot et le manipule comme un enfant (anthropomorphisme), il va créer chez lui une pathologie. Le chien est un animal social qui a besoin d’une hiérarchie saine (librement consentie) qui n’exclut pas les manifestations d’affection. Il faut par contre éviter trop d’attention et de surprotection.

L’anxiété de séparation est un état anxieux créé par le maître, les réactions du chien sont psychiques et physiques. Il ne peut rester seul, sinon il détruit, il fait ses besoins, il hurle, il vomit…Les maîtres vont avoir tendance, soit à punir au retour, soit à tenter de rassurer avant de partir, dans les deux cas ils augmentent le problème ! Le climat anxiogène est alimenté par le fait que le maître culpabilise au moment « d’abandonner » son chien quelques heures, et se livre à des rituels, en câlinant ou en mettant en garde contre d’éventuels dégâts. Il est évident que la première démarche à faire pour rééduquer, c’est d’ignorer le chien au départ comme au retour. Souvent les maîtres vont qualifier ces comportements de « jalousie », de « vengeance » de la part du chien.

Cette anxiété de séparation peut être provoquée chez un chien adulte, lors d’un épisode où il est soudain mis en contact étroit avec les maîtres : chien malade cajolé dans la maison, vacances en camping car, maître au chômage qui reste dans la maison, retraite…

Les principaux signes sont l’anticipation de la séparation et l’hyperactivité au retour des maîtres.

La rééducation passe par :

-         Changements des rituels de départ et de retour

-         Désensibilisation avec durées d’absence progressives

-         Supprimer les jouets ou l’os à mâcher et les offrir au moment du départ

-         Laisser la radio, pas pour que le chien écoute mais parce que beaucoup de maîtres ont l’habitude de la mettre en marche lorsqu’ils sont là

-         Fournir des stimulations par le jeu ou les promenades

-         Diffuseur de phéromones qui calment (DAP)




 
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